Comment j’ai appris à aimer Facebook

J’ai quitté Facebook à la fin de l’été 2015 parce que j’en avais marre. J’en avais marre de la négativité que je voyais en ligne. J’en avais marre de passer mon temps à envier les autres. Je trouvais ma vie complètement plate quand je la comparais à celle de mes amis Facebook. Par exemple, quand je passais à travers leurs albums de voyage, j’avais le goût de parcourir le monde. J’en avais marre de lire des débats à n’en plus finir, d’être submergée par les guerres interminables du « J’ai raison, ferme ta gueule ».

En réalité, je ne m’assumais aucunement et j’avais l’impression que je ne pouvais pas liker tout ce que je voulais, parce que je croyais que les gens allaient juger mes goûts.

Par ailleurs, j’ai installé RescueTime, un outil pour mieux comprendre mes habitudes en ligne, et les données me disaient que je passais plus de 8h par semaine sur Facebook. Ça ne comptait que mon utilisation sur desktop en plus 😱. J’ai donc quitté Facebook pendant près de 9 mois, car je ne voulais plus mettre tout ce temps dans quelque chose qui me nuisait autant.

Ça été décisif.

« Ça suffit Shell, quitte Facebook. »

C’est ainsi que le 1er septembre 2015, j’ai désactivé avec une grande joie mon compte Facebook 😎


Pendant ces 9 mois d’absence, je ne suis pas disparue d’Internet. J’ai continué à utiliser Twitter et Instagram, deux réseaux sociaux que j’-A-D-O-R-E. Je suis tombée sous leur charme, puisque les posts me semblaient beaucoup plus pertinents que sur Facebook. Ce qui m’a surtout épatée, c’est le positivisme omniprésent sur Instagram. Des centaines d’images consommées tous les jours et je ne voyais pratiquement que du positif ou des commentaires constructifs. Ça faisait totalement différent du hate gratuit que je voyais quotidiennement sur Facebook.

En apprendre plus sur soi 👯

Ce 9 mois sans Facebook m’a fait réaliser beaucoup de choses sur moi-même. Premièrement, j’ai appris à vivre sans tout savoir sur le champs, sans connaître les potins et les histoires de chacun. J’ai appris que si Sophia et Patrickn’étaient plus ensemble, ça ne changerait rien à ma vie. Que si Julie était partie en Australie, que ça non plus ça ne m’affecterait pas. J’ai appris à obtenir les nouvelles qui me concernaient par appel, par textos ou par courriel. Au final, tout le reste ne me concernait pas. 9 mois sans Facebook m’a appris à ne plus y être accro, même après 8 ans à fréquenter religieusement l’empire de Mark Zuckerberg.

Pour la première fois en 8 ans, je ne vivais plus dans le fear of missing out.

Trouver la source du problème

Ce que j’ai surtout appris en m’absentant 9 mois de Facebook, c’est de régler les problèmes à la source plutôt que de blâmer l’outil. J’ai réalisé que si j’enviais autant la vie des autres à travers Facebook, et bien qu’en réalité ce n’était pas Facebook le problème, mais un problème bien ancré en moi. Facebook ne faisait qu’amplifier l’insatisfaction que je ressentais face à ma propre vie, tout simplement.

Pour cesser d’avoir des pensées de la sorte, j’ai creusé à la source afin de mieux analyser mes émotions négatives. Je me suis demandée:

“Qu’est-ce qui fait en sorte que je passe autant de temps à envier les autres?

Probablement parce que j’avais la mauvaise habitude de me comparer aux autres et je n’appréciais pas ce que je possédais. En fait, le gazon me paraissait toujours plus vert chez les autres.

Après cette constatation, je me suis dit:

Pourquoi ne pas focuser sur ce que j’aime et possède, plutôt que sur ce que j’aimerais avoir?

Pendant un mois, j’ai donc focusé sur les petites victoires de la vie. Pour m’assurer de garder une trace de tout ça, pendant 3 mois, je me suis efforcée d’écrire dans un petit carnet tous mes petits bonheurs de la journée.

En prenant ce temps pour écrire les joies du quotidien, je me suis rendue compte que ça ne me prenait pas grand chose pour être heureuse. J’apprenais à apprécier ce que j’avais. Cette envie était simplement le reflet d’une insatisfaction personnelle. Je voulais toujours avoir ce que je ne possédais pas. Et dès que j’obtenais ce que je chérissais, je voulais autre chose. Ce petit carnet m’a donc aidé à réapprendre à aimer les banalités de la vie.

En fait, je blâmais Facebook, mais Facebook n’était pas le vrai problème. Le vrai problème était mon insécurité et mon manque flagrant de confiance. Je devais donc me concentrer à régler cet aspect avant toute chose. Pour en arriver là, j’ai dû changer mon mindset et tenter de voir le positif dans toutes les situations.


Mieux rentabiliser son temps en ligne

Grâce à cette nouvelle approche, je perçois Facebook sous un angle tout a fait différent maintenant. Je me suis rendue compte qu’il était possible d’être sur Facebook et d’en faire une bonne utilisation plutôt que de replonger dans des émotions négatives et de le voir comme une perte de temps.

De ce fait, j’ai vu en Facebook une belle opportunité pour partager à l’écrit ce qui me passionne et surtout un immense potentiel pour renouer avec des gens que j’apprécie.

En réactivant mon compte Facebook, j’ai eu la chance de reconnecter avec des gens de longue date. Par exemple, Alexandra avec qui j’ai joué au ultimate junior à Sherbrooke il y a près de 10 ans, nous avons découvert une passion commune pour tout ce qui est eco-friendly et nous avons pu nous retrouver autour d’un café l’été passé. J’ai aussi eu la chance de reconnecter avec des amis avec qui je suis partie en stage humanitaire au Vietnam en 2010 et de retrouver des personnes de mon échange à Vancouver en 2011!


De retour sur Facebook depuis un an, voici diverses raisons pour lesquelles j’adore Facebook maintenant:

  • Recevoir toutes les infos sur différentes activités et événements.
  • Découvrir de nouveaux endroits à explorer.
  • Connecter avec divers entrepreneurs.
  • Reconnecter avec des amis de longue date.

Bref, j’ai appris à aimer Facebook en y filtrant l’information et surtout en me concentrant sur les aspects positifs plutôt que de me laisser abattre par le négatif.


Ps : merci de laisser un commentaire si tu as aimé cet article. Ceci m’encouragera à écrire plus ☺

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